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Il serait vain de chercher dans les réalisations de Luc d’Hulst la seule tentation de l’esthétisme. Toutes ses serres et orangeries s’avèrent totalement fonctionnelles et témoignent d’un souci du détail pratique digne des meilleurs techniciens horticoles. Ainsi pourra-t-on noter l’implantation de trappes d’aération en point haut de la voûte vitrée, afin de réguler de façon optimale la température et l’hygrométrie du local. Ceci souligne la volonté du concepteur de produire des constructions totalement adaptées à leur fonction. Luc d’Hulst ne déroge jamais à cette règle impérative : l’architecture doit toujours répondre avec humilité à des fins précises. Qu’il s’agisse de verrières d’habitation ou à usage agricole, les exigences de confort dans le premier cas, ou de bonne croissance des plantes comme ici même, prédominent toujours sur l’apparence du bâti. Et c’est justement cette priorité accordée à l’utile qui fonde la beauté du résultat…
Luc D’Hulst le grand designer de l’acier s’affirme aussi inspiré par les grandes orangeries habitables que par les plus modestes serres de jardin. Il y consacre autant d’attention et s’ingénie toujours à concevoir des édifices emplis d’une délicate ivresse architecturale. Cette petite serre pleine de charme qui abrite oliviers, citronniers et herbes aromatiques distingue à nouveau l’art consommé de ce concepteur hors du commun, poète du verre et de l’acier.
Il serait vain de chercher dans les réalisations de Luc d’Hulst la seule tentation de l’esthétisme. Toutes ses serres et orangeries s’avèrent totalement fonctionnelles et témoignent d’un souci du détail pratique digne des meilleurs techniciens horticoles. Ainsi pourra-t-on noter l’implantation de trappes d’aération en point haut de la voûte vitrée, afin de réguler de façon optimale la température et l’hygrométrie du local. Ceci souligne la volonté du concepteur de produire des constructions totalement adaptées à leur fonction. Luc d’Hulst ne déroge jamais à cette règle impérative : l’architecture doit toujours répondre avec humilité à des fins précises. Qu’il s’agisse de verrières d’habitation ou à usage agricole, les exigences de confort dans le premier cas, ou de bonne croissance des plantes comme ici même, prédominent toujours sur l’apparence du bâti. Et c’est justement cette priorité accordée à l’utile qui fonde la beauté du résultat…
Pour cette petite serre proche d’une belle maison de briques de style flamand, Luc d’Hulst a choisi une architecture originale en dessinant une voûte de vitrage inspirée d’un esprit néo-gothique. Le profil de la verrière évoque irrésistiblement un portail de cathédrale et la transparence des vitrages rappelle l’art des vitraillistes d’autrefois. Jusqu’au XIe siècle en effet, les constructeurs de cathédrales ne connaissaient pas le verre coloré et les fenêtres de leurs édifices n’avaient que pour but d’éclairer les sombres travées intérieures. Ce n’est que plus tard que les vitriers inventèrent le procédé de coloration par fusion de pigments dans le verre, qui allait leur permettre de représenter des scènes et personnages bibliques. Ainsi Luc d’Hulst retrouve-t-il l’inspiration des ouvriers initiés du haut moyen-âge qui travaillaient le métal à la forge et le verre dans des creusets artisanaux. Mais cet ingénieur de formation sait aussi exploiter les techniques les plus actuelles : il n’hésite pas à utiliser le titane ou le verre bombé dans ses réalisations, afin de profiter des caractéristiques intéressantes de ces nouveaux matériaux. Il n’hésite pas davantage à considérer qu’une serre de ce type peut aussi, à la belle saison, accueillir des hôtes venus y chercher un moment de relaxation ou de méditation. D’où la présence d’un mobilier rustique bien assorti à l’esprit de la verrière, et qui offrira sans doute son confort spartiate mais bienvenu au visiteur à la recherche du temps perdu…
Luc d’Hulst s’emploie depuis trois décennies à réaliser des serres et orangeries hors du commun, mettant en œuvre des techniques éprouvées au service d’un art intransigeant. Nul compromis, nulle demi-mesure dans ces constructions épurées et pourtant si agréables aux yeux et à l’esprit. Autant qu’au corps d’ailleurs, car les verrières du poète flamand ne sont pas destinées qu’au seul plaisir esthétique : elles revendiquent le statut de véritables pièces complémentaires de l’habitation, capables d’offrir un confort absolu aux plus exigeants. Ainsi les serres de Luc d’Hulst savent-elles répondre aux cahiers de charges les plus divers : depuis la simple remise de jardin jusqu’à l’orangerie résidentielle parfaitement isolée sur le plan thermique.
Toujours originales et uniques, conçues spécialement pour chaque client, ces réalisations sont intégrées avec pertinence et précision dans leur environnement. Leur dessin architectural s’inspire souvent des verrières anciennes au faîtage élevé pour préserver un sentiment d’espace généreux. Les “maisons de lumière“ de Luc d’Hulst, ainsi qu’il les nomme lui-même, restituent l’élancement caractéristique des halles vitrées en vogue à la fin du XIXe siècle. Elles parviennent ainsi à conjuguer la tradition des bâtisseurs de l’acier avec la modernité des matériaux d’aujourd’hui.
« L’orangerie est un concept classique que j’actualise en respectant ses fondamentaux. J’utilise parfois des matériaux spéciaux comme l’acier inoxydable ou le titane. Un métal qui a la particularité de vieillir magnifiquement et d’acquérir une patine remarquable. »
Photos Hans Fonk – extraites de l’album “Serres et Orangeries“ – Ed. Lannoo
