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Les serres et orangeries en acier de Luc d’Hulst ne cessent de nous émerveiller par la simplicité presque spartiate de leur esthétique et le sentiment de plénitude qui les habite. C’est que l’art de Luc d’Hulst s’appuie toujours sur une exigence morale. Son génie créatif revêt ainsi une autre dimension que la seule ambition stylistique. Loin d’être un architecte doctrinaire enfermé dans une gnose esthétisante et vaine, ce Flamand inspiré ne triche jamais avec l’honnêteté. Espace de fusion entre maison et nature, l’orangerie n’occulte jamais l’habitation principale. Ainsi, la verrière constitue-t-elle une véritable extension de l’habitat existant, tout en préservant sa luminosité naturelle.

Méditations automnales

Le génie de Luc d’Hulst au-delà des superlatifs

Luc d’Hulst, le magicien de l’acier, ne cesse de nous surprendre par l’art ineffable avec lequel il marie le sobre éclat du métal avec la lumière blafarde des ciels flamands. A la limite de l’austérité, ses orangeries invitent à la méditation sur les heures qui s’écoulent invariablement au fil des saisons. Cette fresque automnale, rythmée par la chute des feuilles et la nostalgie de l’été oublié, convoque irrésistiblement une douce mélancolie propice tout à la fois au resourcement de l’âme et au délassement du corps. Rien n’est laissé au hasard pour faire de cet espace unique un univers évanescent où l’ordinaire de l’existence n’a plus aucune prise. En parfait accord avec le génie du lieu, les sublimes photographies de Hans Fonk réveillent en nous toutes sortes d’imaginaires mystérieux qui puisent au plus profond de nos émotions…

L’austère beauté dans la simplicité des lignes...

« Le beau est utile, seul l’inutile est laid » se plaisait à dire Fontenelle. Cette sentence trouve une évidente illustration dans les travaux de Luc d’Hulst. Dans leur minimalisme épuré, la beauté formelle de ses constructions devient même une condition nécessaire de leur fonction. Tout se passe comme si le rapport de l’homme à l’architecture dépassait le simple agrément visuel : le dépouillement apparent des volumes et la stricte symétrie des lignes relèvent d’un ordonnancement magistral qui semble immuablement fixé dans une esthétique éternelle, celle qui nous parle d’un monde sans mièvrerie ni affectation, en somme d’un monde idéal où l’intelligence ne viendrait que du cœur. Car c’est bien de cela dont il s’agit, au-delà des superlatifs qui n’expriment que l’indigence des mots : les certitudes rejoignent la vérité absolue quand l’évidence se confond avec le sentiment de la perfection artistique et de la totale beauté des choses. C’est pourquoi, sauf exception toujours justifiée, ce créateur hors des modes n’use jamais d’aucun artifice décoratif : si vous aimez les frises festonnées et ne jurez que par les arabesques alambiquées de l’art nouveau, passez votre chemin et frappez à une autre porte… Car « seul l’inutile est laid » professait le philosophe, poète et homme de science Bernard Le Bovier de Fontenelle, qui vécut centenaire (1657-1757), fut l’une des grandes figures du siècle des Lumières, et dont Luc d’Hulst pourrait être le disciple surdoué !

Luc D’Hulst
“L’éthique est une dimension inséparable de l’esthétique”

L’esthétique de Luc d’Hulst s’appuie toujours sur une exigence morale. Son génie créatif revêt ainsi une autre dimension que la seule ambition stylistique. Loin d’être un architecte doctrinaire enfermé dans une gnose esthétisante et vaine, ce Flamand inspiré ne triche jamais avec l’honnêteté. Il pousse même le souci de la vérité jusqu’à refuser d’oblitérer les détails fonctionnels de ses constructions. Là où d’autres masquent les ferrures de portes dans les dormants ou camouflent les câbles électriques sous d’improbables cosmétiques, Luc d’Hulst refuse de contester leur nécessité et leur existence. Bien au contraire, il insiste pour les mettre en évidence : les moteurs d’ouverture des tabatières restent donc parfaitement visibles, témoins de leur incontestable utilité pour assurer une ventilation optimale et naturelle de la serre. Le traitement intérieur reste en adéquation avec la sobriété de la structure : le pavage de couleur sombre donne la réplique au quadrillage des briques ocres de la maison, tandis que le mobilier joue d’un modernisme à l’unisson de la géométrie métallique de la serre.

Espace de fusion entre maison et nature, l’orangerie n’occulte jamais l’habitation principale : la transparence de son enveloppe vitrée favorise la fluidité aérienne de l’architecture et crée un lien étroit entre le logis et son environnement. Ainsi, la verrière constitue-t-elle une véritable extension de l’habitat existant, tout en préservant sa luminosité naturelle. Esthétique et pratique trouvent ici leur union parfaite, dans une réalisation aussi confortable à vivre que belle à contempler.