"Le vérandaliste auquel j'avais confié mon projet de véranda vient de déposer son bilan et les travaux sont arrêtés alors que j'ai déjà payé 80% du devis. Que puis-je faire ?" Nous recevons régulièrement ce type de courrier qui témoigne de la fragilité de certaines sociétés dans le secteur du bâtiment, notamment quand elles relèvent du statut d'entreprise indépendante et ne peuvent s'adosser à un réseau puissant susceptible de voler à leur secours en cas de difficulté. Pourquoi de telles situations se produisent-elles et quelles solutions envisager ? Nous avons mené l'enquête pour tenter de répondre à ces questions...
La France enregistre plus de 50.000 faillites d'entreprises chaque année. Dans ce domaine comme dans d'autres, nous sommes bien plus mauvais que nos voisins européens (les entreprises défaillantes sont par exemple trois fois moins nombreuses en Grande Bretagne ou en Italie, pays dont la démographie est comparable à la nôtre). Cela tient pour une grande part à la structure de notre système économique fondé sur une myriade de PME et de micro-entreprises : on compte plus de trois millions d'entreprises en France, dont plus de la moitié n'ont aucun employé et un tiers moins de dix salariés. Le secteur de la construction représente à lui seul près de 400.000 entrepreneurs.
La défaillance d'une entreprise est souvent liée à des erreurs ou des fautes de gestion, mais elle peut aussi survenir par suite d'un événement affectant un dirigeant : le décès fortuit ou une maladie grave, voire le divorce du patron peuvent désorganiser durablement le fonctionnement de l'entreprise. Par ailleurs, elle peut aussi souffrir paradoxalement d'une trop forte croissance entraînant un déséquilibre conjoncturel de la gestion. Que peut faire en pratique unparticulier confronté à ce genre de situation ? Soyons francs, pas grand chose ! Si l'entreprise dépose son bilan et se trouve placée en état de cessation de paiements, un recours judiciaire pourra éventuellement permettre d'actionner la garantie bancaire d'achèvement des travaux prévue par la loi. Encore faut-il que l'entreprise défaillante soit à jour de ses primes d'assurance, ce qui est rarement le cas quand elle se trouve à court de trésorerie. Le seul espoir réside dans une procédure de règlement judiciaire décidée par le tribunal de commerce, qui permet sous certaines conditions la poursuite de l'activité.
En réalité, pour s'assurer de la fiabilité du vérandaliste choisi, mieux vaut prendre des précautions préalables avant tout engagement. Mais comment vérifier sérieusement la solidité d'une entreprise ? La consultation de ses comptes sociaux (accessibles sur certains sites internet tels que societe.com) fournit une première piste. L'examen de ses polices d'assurances (garantie d'achèvement des travaux, garanties biennale et décennale, dont les justificatifs devraient d'ailleurs être systématiquement joints au devis) apporte une sûreté supplémentaire. Et nous n'insisterons jamais assez sur les autres précautions indispensables : visite de vérandas réalisées par la société, liste de références pour s'assurer de la satisfaction (ou des doléances) d'anciens clients, visite des ateliers de l'entreprise pour être sûr qu'elle fabrique elle-même sur place ses vérandas.
Sans dénigrer nullement les entreprises indépendantes (nous en connaissons nombre de très qualifiées), on comprend clairement l'intérêt des réseaux professionnels en matière de fiabilité. Un exemple concret très récent : un vérandaliste breton, pourtant très compétent et doté d'une excellente notoriété sur sa région, vient de déposer son bilan, laissant plusieurs chantiers inachevés. Fort heureusement, ce professionnel était membre d'un réseau national de vérandalistes fort connu. Plusieurs de ses collègues adhérents du réseau ont aussitôt accepté de poursuivre ces chantiers en cours, sans préjudice pour les clients. La solidarité entre adhérents des réseaux joue ainsi à plein pour garantir la satisfaction de la clientèle, même en cas de défaillance de l'un des membres. Choisir un vérandaliste appartenant à un réseau réputé de professionnels constitue donc in fine une garantie de poids contre les aléas et les mauvaises surprises.
Sans dénigrer nullement les entreprises indépendantes, dont nombreuses sont très qualifiées, on comprend l’intérêt des réseaux professionnels en matière de fiabilité et du soutien qu’ils peuvent apporter ponctuellement, en cas de difficultés rencontrées avec le vérandaliste choisi. Un plus à porter à la connaissance de ses clients. Choisir un vérandaliste appartenant à un réseau réputé de professionnels constitue donc in fine une garantie de poids contre les aléas et les mauvaises surprises. Notre enquête vous renseigne utilement dans ce domaine.