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Vous qui êtes lecteurs assidus de Véranda Magazine, vous ne pouvez pas méconnaître Luc d’Hulst, ce créateur unique de vérandas, mais aussi de jardins extraordinaires, car souvent nous avons ouvert nos colonnes à la magie de ses réalisations. Nous ne résistons pas aujourd’hui à vous mener au bout du romantisme de ce personnage inattendu, charmant et charmeur et d’arpenter sous son pas de guide, l’itinéraire magique qui passe de sa demeure à ses ateliers, en sillonnant son parc aux immenses frondaisons et où, sous le soleil anversois de sa Flandre natale, vous goûterez à la fraîcheur du lieu. Emotions garanties !

Jardin extraordinaire

Voyage au bout du romantisme chez Luc D'Hulst

Si, par un bel été, vos pas vous portaient un jour de flânerie vers Zandhoven, dans les faubourgs d’Anvers, n’hésitez pas à demander au premier passant venu le chemin qui mène à la maison de Luc d’Hulst. Là, sous d’immenses frondaisons, vous goûterez d’abord la fraîcheur du lieu, un grand parc dont on ne peut imaginer les frontières, tant l’œil est constamment sollicité par mille et une surprises visuelles. Commençant votre voyage dans ce jardin extraordinaire, vous en manquerez pas d’être subjugué dès l’abord par une somptueuse statuaire de pierre calcaire où foisonne un bestiaire fabuleux de bustes, effigies, bacchantes et dieux de l’Olympe, vasques ornementales, gargouilles, fontaines et colonnades antiques. Plus loin, voici qu’un quadrille de gallinacés en métal patiné semble picorer une pelouse édénique. Vous êtes dans le jardin poétique de Luc d’Hulst. Laissezvous guider par le maître des lieux…

Itinéraire magique en Flandre authentique

La demeure de Luc d’Hulst, vaste et confortable, reflète l’âme flamande : murs de briques rouges oxydées par le temps, fenêtres étroites aux vitrages croisillonnés, toitures à la forte pente couvertes de tuiles bien ordonnancées. Voilà pour l’esprit rigoureux et la stricte esthétique des maisons septentrionnales. C’est ici qu’entre en scène, venant bouleverser l’austérité minérale de la bâtisse, un nouvel acteur qui envahit le décor : une multitude de plantations luxuriantes, désordonnées, qui monte à l’abordage des murs, déferle en vagues rapprochées de buis et de vigne sauvage, sorte de maelström végétal sur lequel l’homme semble avoir perdu tout contrôle. Et, comme une avancée salutaire qu’on dirait projetée par la façade elle-même, surgit une verrière dont la vocation paraît évidente et immémoriale : repousser les assauts de la tempête verte en préservant un espace d’intimité à l’abri des murs rassurants.

De ce spectacle naît un inexplicable sentiment d’harmonieuse cohabitation des éléments : dans un désordre qui n’est qu’apparent, la brique, l’acier, le verre et le végétal délimitent leurs territoires respectifs et chacun vit en osmose tranquille avec les autres. Le tableau exprime une profonde sérénité qui s’enrichit des nuances sans cesse changeantes de la lumière. Cette verrière traditionnelle, réalisée en matériaux nobles, représente l’archétype des réalisations de Luc d’Hulst, qui s’ingénie depuis des décennies à produire des serres et orangeries sans aucune concession aux modes ni aux performances techniques. Pas plus qu’à l’esthétisme d’ailleurs, car aucune de ces constructions ne saurait être que seulement belle : elles sont toutes fonctionnelles et ont une exacte utilité : tantôt serre horticole ou maraichère, tantôt jardin d’hiver ou véritable pièce d’habitation, quoiqu’il en soit toujours propices au délassement de leurs hôtes. On notera aussi le pragmatisme de l’architecte qui raisonne avec efficience en prenant pertinemment en compte les contraintes climatiques du lieu : la pente aigue des toitures est ici parfaitement adaptée à une région de forte pluviosité. Signe tangible de l’intelligence qui préside à leur conception !

Un air de Provence...

Poursuivons notre cheminement au fil du jardin de Luc d’Hulst, parsemé de serres et d’orangeries toutes plus étonnantes que les autres. Nous sommes au cœur de la Flandre traditionnelle, le plat pays de Jacques Brel. Pourtant, si le soleil accepte d’être de la partie, le jardin arbore paradoxalement des teintes provençales où la lumière joue furtivement dans les feuillages et crée d’habiles jeux d’ombre sous les fraîches tonnelles. Et toujours, partout, la nature omniprésente qui envahit murs et toits, courettes et pergolas, préservant de délicieux espaces d’intimité. Les verrières qui poussent comme par génération spontanée dans ce jardin paradoxal ont toutes leur fonction : tantôt sas d’entrée protégeant l’accès à la maison, tantôt serre de jardinier pour abriter plantes fragiles, poteries et outillage, ou préparer les semis. Le miraculeux désordre qui préside à ce jardin extraordinaire ne doit pas faire oublier la science et l’art de l’homme qui a conçu cette symphonie de formes, de couleurs et de rythmes.

Un art et une science parfaitement aboutis qui s’illustrent aussi dans les détails du mobilier et des accessoires décoratifs. Accessoires n’est d’ailleurs pas le mot juste car ils se révèlent ici totalement indispensables à l’harmonie générale. Ce bassin romantique envahi d’algues glauques serait bien banal s’il ne s’ornait d’une vasque moussue, surmontée d’un éphèbe au triton digne des fontainiers royaux de Versailles. La dimension aquatique représente une autre facette du domaine de Luc d’Hulst : déclinée en bassins, étangs ou piscine, l’eau contribue sereinement à la poésie des lieux.

Luc d’Hulst Architecte créateur d’orangeries en acier
“L’art et la technique”

Luc d’Hulst s’emploie depuis trois décennies à réaliser des serres et orangeries hors du commun, mettant en œuvre des techniques éprouvées au service d’un art intransigeant. Nul compromis, nulle demi-mesure dans ces constructions épurées et pourtant si agréables aux yeux et à l’esprit. Autant qu’au corps d’ailleurs, car les verrières du poète flamand ne sont pas destinées qu’au seul plaisir esthétique : elles revendiquent le statut de véritables pièces complémentaires de l’habitation, capables d’offrir un confort absolu aux plus exigeants. Ainsi les serres de Luc d’Hulst savent-elles répondre aux cahiers de charges les plus divers : depuis la simple remise de jardin jusqu’à l’orangerie résidentielle parfaitement isolée sur le plan thermique.

Toujours originales et uniques, conçues spécialement pour chaque client, ces réalisations sont intégrées avec pertinence et précision dans leur environnement. Leur dessin architectural s’inspire souvent des verrières anciennes au faîtage élevé pour préserver un sentiment d’espace généreux. Les “maisons de lumière“ de Luc d’Hulst, ainsi qu’il les nomme lui-même, restituent l’élancement caractéristique des halles vitrées en vogue à la fin du XIXe siècle. Elles parviennent ainsi à conjuguer la tradition des bâtisseurs de l’acier avec la modernité des matériaux d’aujourd’hui. «L’orangerie est un concept classique que j’actualise en respectant ses fondamentaux. J’utilise parfois des matériaux spéciaux comme l’acier inoxydable ou le titane. Un métal qui a la particularité de vieillir magnifiquement et d’acquérir une patine remarquable. »