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Véritable magicien du verre et de l’acier, Luc d’Hulst est un créateur de serres, d’orangeries et de vérandas unique, maître d’un art qui sait fondre ses verrières autant dans des jardins à la végétation luxuriante que dans les vieilles pierres. Cet architecte de génie s’intéresse à l’esprit des lieux et de ses habitants et ses réalisations sont confortables à vivre et parfaitement fonctionnelles. Luc d’Hulst est un créateur et un technicien hors pair, pour qui « seul l’utile est beau » et qui séduit sans réserve par son art ineffable.
Il n’est nulle ostentation dans l’univers de Luc d’Hulst, ce magicien créateur de serres, orangeries et vérandas de verre et d’acier. Si l’on y regarde de près, ces constructions relèvent d’une simplicité presque enfantine. Cubes et pyramides primitifs, volumes bruts, lignes élémentaires et formes anguleuses dans une symétrie géométrique. Et pourtant, quel sentiment de perfection, quelle impression d’œuvre totalement achevée, de beauté intemporelle ces structures arachnéennes ne suscitent-elles pas ? Nous entrons dans le monde d’un alchimiste moderne, au demeurant ingénieur et technicien hors pair, qui séduit sans réserve par son art ineffable. Un art qui sait fondre les verrières dans les frondaisons ou dans les vieilles pierres, comme si elles existaient de tout temps. Et qui suggère que leur absence creuserait un vide irremplaçable.
Luc d’Hulst n’est pas l’un de ces vérandalistes qui fabriquent des cubes de verre sans âme. Toutes ses réalisations ouvrent des perspectives poétiques dont il a seul le secret. S’il privilégie l’acier et parfois le bois, c’est parce que son tempérament le porte naturellement vers la noblesse et l’authenticité des matériaux. Surtout, cet architecte de génie s’intéresse à l’esprit des lieux et de ses habitants bien avant de se mettre à sa planche à dessin. La qualité d’un sol dallé de tomettes anciennes est à ses yeux aussi primordiale que celle du vitrage de la verrière. Quand il s’investit dans un projet, il réfléchit non seulement aux aspects architecturaux de la structure à construire, mais aussi à l’aménagement du jardin, à la décoration, aux objets utilitaires qui meubleront sa création. Comme le philosophe Fontenelle, il est persuadé que “l’inutile est laid, seul l’utile est beau“. C’est pourquoi tout dans une création de Luc d’Hulst reste parfaitement fonctionnel. Ses orangeries sont confortables à vivre, dans ses serres croissent harmonieusement les plantes, et ses accessoires à priori décoratifs sont toujours authentiquement efficients (les arrosoirs arrosent, les outils de jardin bêchent, piochent et binent). Designer averti, Luc d’Hulst, flamand débonnaire à la carrure d’athlète, endosse également l’habit du jardinier pour aménager des espaces qui alternent le savant ordonnancement des pelouses impeccables avec le foisonnement des plantes grimpantes ou d’une végétation luxuriante. Une véranda de Luc d’Hulst n’en est pas pour autant vouée au désordre permanent ni à demeurer un jardin d’Hiver magnifique mais inhabitable. Elle vous offrira un séjour merveilleux, baignant dans l’irréalité de la lumière, entouré d’objets éternels et de plantes vivantes, avec le ciel changeant pour seul horizon. Luc d’Hulst conçoit toujours ses orangeries sous une toiture au faîtage élevé, à l’instar des cathédrales d’autrefois. Ces “maisons de lumière“, ainsi qu’il qualifie lui-même ses œuvres, placent les êtres et les choses dans une perspective nouvelle où l’ouverture de l’espace stimule l’élévation de l’esprit.
En ouvrant ce bref album qui ne donne qu’une vision limitée de l’amplitude créative chez Luc d’Hulst, nous mesurons bien l’intelligence avec laquelle il aborde un projet. Selon ses principes, la réalisation ne doit jamais être ostentatoire, écrasant l’environnement de sa présence et détruisant l’harmonie des lieux. Tout au contraire, le projet doit respecter humblement le bâti existant, rendre hommage à ce qui l’a précédé sur la carte du temps. L’omniprésence du verre dans ses réalisations s’explique aussi par cette volonté de transparence absolue de la construction. Bien souvent, les serres se mettent au service des constructions anciennes en réalisant des jonctions judicieuses entre différents corps de bâtiment. Les verrières revêtent aussi une fonction élémentaire : tantôt laisser sourdre la lumière naturelle à l’intérieur de l’orangerie, tantôt la filtrer utilement aux plus chaudes heures du jour. Transgression vénielle au credo de la ligne droite, cette victorienne élancée (photo ci-contre) est sans doute née un jour d’humeur buissonnière !
Un jardin d’Hiver est un lieu de repos du corps et de l’esprit, où plantes, fleurs et parfums exotiques procurent un sentiment de sérénité inédit. Ainsi agissent les serres et orangeries de Luc d’Hulst : au-delà de la réalisation formelle, naît une poésie qui n’obéit à aucune loi, sauf peut-être à celle du désordre érigé en principe fondateur. Car de ce désordre originel naît finalement un ordre, qui donne leur véritable sens à la matière, à l’univers et à l’homme : c’est de leur accomplissement parfait que naît la vraie beauté.
Luc d’Hulst travaille depuis vingtcinq ans à la réalisation d’un corpus exceptionnel de vérandas, qui constituent aujourd’hui une œuvre complète comprenant un éventail surprenant de formes et de styles. Designer industriel, comme il se qualifie modestement lui-même, il met sa créativité au service de l’habitat en imaginant des serres, orangeries ou jardins d’hiver dont l’originalité ne laisse jamais indifférent. Cet artiste véritable se double d’un technicien éclairé (il est ingénieur de formation) capable de construire des vérandas parfaitement fonctionnelles et durables, qui sont de véritables pièces à vivre dans un confort irréprochable.
L’extrême personnalisation de chaque création reste une caractéristique fondamentale de ses réalisations. C’est pourquoi Luc d’Hulst s’attache, au cours de longues conservations avec ses clients – qui deviennent souvent ses amis –, à s’imprégner de leur rythme de vie et de leurs aspirations. Partant de cette mise en symbiose avec l’univers des futurs occupants, l’artiste forge un projet toujours unique où vont s’entremêler les matériaux et les objets les plus divers : l’acier, le bois, le verre, la pierre, la brique et, bien entendu l’élément végétal omniprésent dans ses compositions, ainsi que tous les meubles et éléments décoratifs assortis.
« L’orangerie est un concept traditionnel que je m’efforce de magnifier en n’hésitant pas à innover. J’ai ainsi eu l’occasion de mettre en œuvre des matériaux inusités comme l’acier inoxydable ou le titane, ce dernier ayant une remarquable aptitude à acquérir une patine magnifique. »
